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Toit plat / toit en pente : une querelle idéologique dépassée

L’architecture moderne, incarnée dans les années 20 par le Bauhaus, a banni le toit en pente assimilé à l’esprit bourgeois kitch.


La célèbre guerre des toits à Berlin opposa ainsi  le classicisme germanique à l’esprit « oriental » des tenants modernistes du toit plat.


Si, dans les années 1920, les modernes voulaient supprimer les toits pentus, c’était pour atteindre une abstraction géométrique, en relation avec la naissance de l’abstraction dans les arts plastiques.

Cette rupture avait toute sa pertinence dans les années 1920-1930, mais  n’en a plus aujourd’hui, où cette modernité est devenue très datée.

 

Les architectes contemporains ont redécouvert le toit

 

Rappelons que, pour Le Corbusier, le toit-terrasse était un toit jardin accessible… et il a réalisé des toits.
Rappelons aussi que, dans les pays méditerranéens, le toit-terrasse se justifie par le climat et la typologie d’habitat en gradins : la couverture de  la maison d’en dessous est la terrasse de la maison supérieure

 

La toiture en pente fait pleinement partie du vocabulaire architectural contemporain à travers l’Europe.

 

L’évolution des matériaux et des solutions, la plasticité des petits éléments de couverture permet de s’affranchir des formes traditionnelles et de réinventer le toit en pente  en autorisant la courbe, osant les ruptures de lignes et laissant largement pénétrer la lumière.

 

 

 

 

 

L’opportunité du développement durable

 

L’orientation inéluctable vers les bâtiments à énergie positive, implique une  réinvention des paradigmes architecturaux où les constructions sont définies en relation avec leur exposition au soleil. Pour sa part, la toiture en pente devient un lieu de production d’énergie qui propose des combinaisons inédites et radicalement modernes de matériaux traditionnels et de panneaux photovoltaïques.

À Paris, à Vitry
Edith Girard, architecte
 
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