Ile-de-France et Centre : toitures des villes et des champs
L’Ile-de-France voit se côtoyer les tuiles plates traditionnelles dans les campagnes -les argiles rouges profonds dans la vallée de Chevreuse, ocres ou bruns vieillis dans le Vexin, blanches dans la vallée de la Seine et fumées ou ardoisées en Brie -et les tuiles à emboîtement petit ou grand moule qui couvrent les maisons meulières caractéristiques des zones urbanisées au début du 20ème siècle. Plus récemment les tuiles à emboîtement d’aspect plat se sont développées dans la Brie et la Beauce avec une place importante accordée aux coloris noirs et ardoisés plus contemporains.  L’humidité de l’air, très caractéristique du climat océanique du bassin parisien, façonne avec le temps l’aspect des tuiles en intensifiant le jeu des couleurs et en accentuant les contrastes des toitures.  L’étanchéité de la couverture face aux intempéries est assurée soit par le triple recouvrement des tuiles plates sur les toits à forte pente soit par la planéité et la précision des emboîtements des tuiles à emboîtement.  Dans l’Ouest Parisien, les toitures des maisons sont couvertes soit de tuiles plates soit de tuiles mécaniques et se déclinent du rouge au brun en passant par des gris plus ou moins foncés. En Sologne, la tuile plate, de couleur brune et rousse, est la tuile utilisée pour les maisons rurales. A Chartres, les toitures traditionnelles sont couvertes de tuiles plates ou de tuiles à emboîtement de couleur plutôt rouge « lie-de-vin » et maintenant « Champagne ». Elles retrouvent parfois les camaïeux des tuiles anciennes. Les tuiles sont également de couleur noire dans cette région. A Bourges, les toitures sont couvertes de tuiles plates, grand ou petit moule à emboîtement aux couleurs à dominante rouge avec quelques fois des teintes noires pour faire un clin d’œil à l’ardoise.  Les toitures traditionnelles du Berry sont couvertes de tuiles plates à dominante rouge et avec des nuances de jaune. Â
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L’Ile-de-France voit se côtoyer les tuiles plates traditionnelles dans les campagnes -les argiles rouges profonds dans la vallée de Chevreuse, ocres ou bruns vieillis dans le Vexin, blanches dans la vallée de la Seine et fumées ou ardoisées en Brie -et les tuiles à emboîtement petit ou grand moule qui couvrent les maisons meulières caractéristiques des zones urbanisées au début du 20ème siècle.
L’étanchéité de la couverture face aux intempéries est assurée soit par le triple recouvrement des tuiles plates sur les toits à forte pente soit par la planéité et la précision des emboîtements des tuiles à emboîtement.